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Après la crise, devenir meilleur

05 Mai Après la crise, devenir meilleur

Une crise dans ses débuts nous sidère et nous enlève toute possibilité de réaction, c’est naturel.

Nous allons d’abord focaliser sur ce que nous ne pouvons pas faire, tenter de trouver des moyens de contournement ou rester prostrés dans l’attente qu’une solution se présente.

Changer de point de vue, de paradigme serait la meilleure option, c’est aussi la moins naturelle.

Les bouleversements qu’apportent une crise permettent de constater la solidité de certains de nos fondamentaux et la fragilité d’autres. De goûter aux vertus, jusqu’ici théoriques, d’une gestion prudente, d’un portefeuille de clients et de produits/services diversifiés, de différents modes relationnels avec nos parties prenantes.

Tout cela sans oublier nos objectifs et nos ambitions.

Restons en mouvement, à l’écoute, non pas de nos peurs, mais des signaux de ce qui bouge encore, des frémissements de l’après, car jusqu’ici, il y a toujours eu un après.

L’essentiel, c’est de rester en mouvement, d’être, pas spécialement de faire. C’est le moment de se réinventer, d’intégrer de nouvelles pratiques, de se révolutionner.

La période est propice aux changements, même de grande ampleur. Il serait dommage de reprendre la route sans avoir fait évoluer notre modèle, nos relations, nos pratiques.

Une crise est également un moment questionnant pour nos valeurs, un test grandeur nature de leur limites et de leur mise en œuvre. C’est un laboratoire qui permet de sublimer l’esprit de nos valeurs en utilisant la puissance et la brutalité des contraintes de l’état de crise pour y adapter nos attitudes et comportements. Rien ne dit qu’à ces moments chaotiques nous devons apporter des mesures temporaires. Mobilisons notre énergie pour développer des réponses qui resteront valables dans le temps ou qui pourront être réactivées dans certaines conditions.

Les modes dégradés peuvent compliquer ou rendre les choses frugales, pourquoi ne pas transformer l’exercice d’urgence en chef-d’œuvre ?

La situation la plus triste et la plus vaine, celle qui représenterait une perte sèche consisterait à tout reprendre comme on l’a laissé, refermer la parenthèse sans changer la donne.

Ayons de la gratitude pour avoir réussi a surmonter la crise, mais avant tout pour y avoir été confrontés.

« Un con qui marche vaut mieux que dix intellectuels assis » Jacques Audiberti

Patrick Colot
Administrateur Tec-MA
Administrateur indépendant
Praticien Senior en Management et Organisation